Lors de l’annonce du film sur Doctor Strange, je me souviens d’avoir eu une drôle d’impression… J’avais un peu peur du potentiel casse gueule d’un film avec un magicien se baladant en ville avec une cape et une tenue plutôt extravagante. Puis à nouveau, quand Marvel a annoncé avoir casté Benedict Cumberbatch pour le rôle. Pas parce que je n’ai pas confiance dans les qualités d’acteur du monsieur, bien au contraire ! Mais j’ai eu la désagréable vision d’un film qui ne serait porté que par un acteur bankable, et qui du coup, serait léger en terme de contenu.

Bref, on commence, comme d’habitude, par le synopsis :

Doctor Strange suit l’histoire du Docteur Stephen Strange, talentueux neurochirurgien qui, après un tragique accident de voiture, doit mettre son égo de côté et apprendre les secrets d’un monde caché de mysticisme et de dimensions alternatives. Basé à New York, dans le quartier de Greenwich Village, Doctor Strange doit jouer les intermédiaires entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà, en utilisant un vaste éventail d’aptitudes métaphysiques et d’artefacts pour protéger le Marvel Cinematic Universe.

Eh bien, après avoir découvert le film il y a peu, je peux l’affirmer avec force… Je m’étais trompé. La maison des idées a encore réussi son coup. Benedict Cumberbatch est le Docteur Stephen Strange, un neuro chirurgien virtuose, très imbu de lui-même. A la suite d’un accident de voiture (largement mérité au vu de son style de conduite) il perd la souplesse qu’il avait dans ses mains. Il commence alors un parcours qui lui apprendra à maitriser non plus ses mains, mais une forme de « science » dont il avait jusqu’alors réfuté l’existence.

A grand pouvoir… Grande responsabilité, Strange devra sauver le monde (rien que çà) et par la même découvrir sa vraie place dans le multivers. Je vous entends (si si) vous plaindre du grand classicisme qu’impose un film du type « Origin Story ». Vous avez surement raison, mais le style, le ton, et le jeu d’acteur de Benedict Cumberbatch et des autres autour de lui (y compris Tilda Swinton, parfaite en « Ancient One ») permet au spectateur que je suis (et que j’espère vous serez) de passer un moment « magique » (oui j’ai osé). Par contre, j’espère que le pauvre Mad Mikkelsen, qui n’est ici qu’un dévot maléfique sans réelle matière, aura plus de jeu dans son prochain film « Disney » en date, le très attendu Rogue One : A Star Wars Story. Marvel dissémine ici tout ce qu’il faut comme détails pour que l’on découvrir un nouvel univers.

La recette est éculée, mais le film réussi tout de même. Un peu comme les Gardiens de la Galaxie qui avait été très surprenant par le ton décalé du film, Strange lui innove sur le contenu. C’est dense, très dense. Et visuellement, on en prend plein les mirettes. J’ai eu la chance de découvrir le film en IMAX 3D, et c’était assez classieux. De toute façon si vraiment vous voulez payer pour de la 3D, faite le dans une salle IMAX, ailleurs c’est de l’argent jeté par les fenêtres !

Ce film permet de soulever le voile d’un univers encore plus grand, et prouve encore une fois que Marvel reste droit dans ses bottes et a de quoi nous abreuver de super héros pour longtemps. On passe ici du Marvel Cinematic Universe au Marvel Cinematic Multiverse !

Ah et sinon, j’en vois encore qui partent de la salle quand le générique commence… Déjà, votre voiture/métro/RER/Uber ne s’envolera pas, et surtout… IL Y A TOUJOURS AU MOINS UNE SCENE POST GENERIQUE DANS UN FILM MARVEL (ça marche aussi pour les Marvel de la FOX hein). Et franchement, si la deuxième n’est pas ici ultime, la première devrait vous faire plaisir !

Doctor Strange, de Scott Derrickson, c’est en salle le 26 octobre.